Philosophie de la Mode, Georg Simmel

Sociologue allemand né en 1858, Georg Simmel est une référence encore aujourd’hui de part les analyses qu'il a su avoir sur le monde qui nous entoure. Son analyse se base sur l’aspect psychologique que l’individu tire d’un groupe mais également sur la philosophie entretenue par ce dernier. De ces études, il va travailler sur diverses thèses comme la philosophie de la mode, ou encore celle de l'argent qui seront des best seller et références pour tous dans le milieu philosophique.

Pour son ouvrage, Philosophie de la mode (1905), Georg Simmel conserve son approche de l'individu au sein de groupes pour expliquer la naissance de la mode, son universalité et son immortalité. Nous tenions à vous présenter l’ouvrage de ce penseur qui est une étude centrale dans l’analyse de la mode et des comportements qu’elle engendre chez tout individu.

L'humain est un être rempli de dualité. Sur un plan physiologique, l'être humain alterne activité et repos.
Psychologiquement, l'homme aspire à s'affirmer socialement et ainsi se construire une place dans un groupe visé. Cependant, cette aspiration à l'universalité est tiraillée vers un besoin tout aussi fort de s'affirmer en tant que personne et alors rechercher une singularité, revendiquer son unicité. Cette dualité entre le besoin d'affirmation et l'affirmation individuelle sépare des envies qui pourraient être qualifiées comme étant opposées les unes des autres pour l'homme : l'unité et l'exception, l'égalité et la différenciation.

Conséquence de cette dualité, l'individu est tenté par l'imitation en vu d'appartenir à un groupe affirmé. Par hérédité l'individu qui imite, se défausse de toutes responsabilités de ses actes, puisque ces derniers ont déjà été accomplis par d'autres présents avant dans ce même groupe. La personne se libère donc de tout choix et se référe non plus seulement à elle-même mais aussi à son groupe dont elle a imité les attitudes, les choix, les pensées.



Rattaché à un groupe, l'individu imitateur se questionne également sur son avenir, son développement s'ingulier. C'est là qu'apparait le besoin de s'affirmer individuellement, se démarquer.

Le concept de mode intervient alors de part cette dualité, fil séparant, l'appartenance à un groupe et la singularité, le socialisme et l'indivudalisme, le passé, le présent et le futur, le majoritaire et le minoritaire, le normal et le surprenant, le beau et l'hideux.

La mode contribue à la séparation des classes, associant des gens entre eux pour simultanément en exclure d'autres.



Georg Simmel, dans son ouvrage « Philosophie de la mode » (1905), définit la mode à travers une métaphore comme étant « Le cadre d'un tableau qui caractérise l'oeuvre d'art comme une entité autonome, agit simultanément à l'égard du dehors en coupant toute relation à l'espace environnant, et l'énergie que dégagent ces toiles, malgré une unité, ne peut s'exprimer autrement qu'en distinguant ses effets internes et ses effets externes. (…) La mode est donc à la fois l'expression du lien qui rattache l'individu à ceux qui partagent sa situation, de l'unité d'un groupe qu'elle définit, mais aussi, et du même coup, la clôture que ce groupe oppose à ceux qui lui sont inférieurs et qui s'en voient par là exclus. »

La mode est ce qui transforme de façon perpétuelle, les formes sociales, l'habillement, le jugement esthétique.



Goerg Simmel, transmet ainsi dans son ouvrage « Philosophie de la mode » une définition de la mode, et une étude toujours contemporaine de la relation qu'on les êtres humains à la mode dans la recherche vers une singularité universelle. Nous vous conseillons vivement cette lecture, qui vous permettra alors d'entrer dans le rang. Ou est-ce de sortir du rang qu'il est question ?!